Les publications sur les bienfaits de la chicorée et du plantain sont nombreuses. Aujourd’hui, leurs atouts sont reconnus en élevage bovin comme ovin :
- Des valeurs alimentaires très intéressantes, jusqu’à 20 % de MAT.
- Une meilleure valorisation protéique de la ration grâce à leur richesse en tanins permettant de dégrader plus de protéines dans l’intestin (protéines By Pass)
- Des propriétés antiparasitaires
Cependant, il faut bien considérer ces espèces comme des constituants secondaires du mélange prairial qui apporteront un plus que si leur cycle est bien maîtrisé. Petit tour de plaine par deux éleveurs qui utilisent ces espèces en pâturage.
À Maxent, les 70 laitières du GAEC CATILLAN sont nourries en grande partie à l’herbe puisqu’il respecte les MAE. Pour ses pâtures, Rémi utilise des mélanges à base de RGA, fétuques et trèfles blancs auxquels il ajoute environ 1,5 kg de chicorée. À ce dosage la chicorée est déjà bien présente dans la prairie. En effet, ses feuilles en rosette lui donnent un fort pouvoir couvrant. Au-delà de 2 kg/ha, elle risque de concurrencer fortement la prairie et d’y laisser des trous. Autre particularité, au printemps, la chicorée à un cycle de 20 jours après lequel elle va monter à tige. Rémi est très attentif à la pousse des prairies et réalise des passages de pâturages réguliers et une fauche tous les 3 passages pour nettoyer. Pour lui, l'atout principal de cette espèce est sa résistance au sec, c’est l’une des dernières plantes en feuilles en été, un véritable point fort pour son système.
Dans les deux cas, le plantain et la chicorée nécessitent deux précautions :
- Des cycles de récolte courts et réguliers au printemps
- Un dosage a limité dans le mélange pour qu’elles restent une espèce secondaire
Bien maîtrisées, ces espèces sont un vrai plus pour la santé et la production des vaches. Le plantain et la chicorée sont disponibles dans notre gamme.
